Introduction

Icdz cavalieri

 

Vorse 29 aitara N - Vendredi 29 août N

Un jour sur l'île d'Eston, située au centre des terres de Laethion, un refuge fut fondé par la grande créatrice. Celle-ci voulait offrir une nouvelle vie à ceux qui n'avaient pas eu de chance en amour ou qui s'étaient détournés du mal. Pour gérer ce territoire, elle fit venir du personnel avec l'aide de son bras droit, Nihit. Celle-ci fut d'office nommée dirigeante car la fondatrice avait une entière confiance en elle.

À deux, elles tentèrent de faire revenir des personnes méritantes, ou presque. Mais cela demandait beaucoup de temps de rechercher les bonnes âmes dans la fontaine, de voir leur histoire et de prendre la décision de les faire revenir de l'au-delà. C'était une très grande responsabilité. Aussi les personnes que la créatrice désignait devaient se plier au règlement du refuge afin que règne l'harmonie. Évidemment Nihit ne pouvait pas les empêcher d'être eux-mêmes. Néanmoins les règles de conduite étaient simples.

Le refuge disposait de trois portes dimensionnelles. La créatrice se doutait bien que certains revenants souhaiteraient retourner sur leur terre d'origine. Elle n'y trouva aucun inconvénient. Toutefois, elle demanda qu'ils reviennent de temps en temps pour donner de leurs nouvelles. Et aussi, très important pour elle, de garder impérativement le secret du refuge. Les grandes portes furent construites dans une salle vide permettant ainsi les transports de marchandises d'un monde à l'autre. Une porte menait au sanctuaire d'Athènes, une autre à Asgard et une autre au royaume sous-marin.

La dirigeante parvint à peupler le refuge. Certaines personnes avaient demandé à vivre au sanctuaire pour suivre l'être aimé. La dirigeante donna l'accord sans émettre d'objection. C'est ainsi que des laethonis arrivèrent sur Terre. Nihit constata que certains avaient le goût du combat. Afin de dissuader ces personnes d'aller trop loin dans la violence, elle interdit le port d'armure dans l'enceinte du refuge. Seuls les vigiles avaient ce privilège du fait de leur fonction.

D'autres chevaliers, les plus jeunes, bénéficieront d'un enseignement traditionnel mené pour la plupart par des chevaliers d'or. Nihit les avait rassemblés lors de la réunion de prérentrée. Tous les élèves avaient fait les démarches pour leur inscription à l’exception d’Ikki. Nihit était ennuyée que le Phoenix ne se soit pas inscrit. Elle ne voulait pas qu’il s’isole ainsi.

« Ikki est un chevalier solitaire, cela ne m’étonne pas du tout de lui, fit Shaka.

— Mais il faut qu’il vienne, insista la dirigeante. Il est encore mineur et l’enseignement est obligatoire jusque minimum seize ans.

 On ne peut pas le forcer à venir s’il ne veut pas, ajouta Aphrodite.

 Non effectivement. Mais j’aimerais savoir pourquoi il ne veut pas suivre cet enseignement.

 Je crois savoir qu’il a pas mal dégusté avec son ancien maître, reprit Deathmask.

 « Dégusté » ? C’est-à-dire ?

 Eh bien Guilty n’était pas du tout un tendre. Si vous voulez qu’il suive à nouveau un enseignement, il vous faudra un argument suffisamment convaincant. Sans ça il ne viendra pas. En plus, vous n’êtes pas la déesse qu’il protégeait.

 Et comment puis-je le faire venir ?

 Shun est inscrit. On peut tenter de jouer sur cet argument-là, ajouta Shaka. Toutefois c’est une manière assez vicieuse de procéder.

 Je vois sur la liste d’élèves qu’il y a une certaine Esmeralda. Avec Shun et elle dans la classe, je pense qu’il viendra, ajouta Saga.

 D’accord on fait comme ça, décida la dirigeante. Qui se charge de l'amener ?

Les chevaliers se tournèrent vers elle.

 Non moi je ne peux pas, j’ai d’autres choses à faire, justifia-t-elle. Donc qui s’en charge ?

Visiblement personne n’avait vraiment envie.

 Ne me dites pas qu’il vous fait peur au point de ne pas aller à sa rencontre ?

 Oh non, assura Camus, ce n’est pas une question de le craindre. Vous plaisantez j’espère !

 Alors pourquoi ce manque d'enthousiasme ?

 Dans mon cas, reprit Deathmask, c’est plus une question de je-m’en-foutisme.

La dirigeante recula sur sa chaise, les bras posés sur la table et tout à fait abasourdie.

 J’hallucine là. Il n’y en a pas un qui se porterait volontaire ? Je ne peux vraiment pas m’en charger alors j’aimerais plus de détermination de votre part. C’est moi qui vous ai fait revenir tout de même !

 Bon d’accord j’irai, se dévoua Aldébaran.

 Merci bien.

Les autres chevaliers étaient apparemment satisfaits de ne pas avoir à chercher Ikki. Sans savoir où il serait, les professeurs avaient autre chose à faire que de fouiner partout pour retrouver un élève.

 Mais moi aussi j’ai autre chose à faire ! Moi aussi je prépare des cours pour les gamins ! Non mais, ne l’oubliez pas !

 Nous n’avons pas dit cela Aldébaran, fit Shaka.

 Pourquoi tu ne l’appelles pas avec ta psychokinésie ? demanda le taureau.

 Tu m’as pris pour le standard téléphonique ou quoi ? Je n’utilise pas mes dons pour des choses aussi futiles.

 Non tu préfères me faire faire le tour du monde, évidemment.

 Silence ! Vous n’allez tout de même pas vous disputer maintenant ? s’énerva Nihit.

 On se dispute pas, on discute, se défendit le taureau.


La dirigeante écarquilla les yeux. Il se payait sa tête ou quoi ? Néanmoins elle ne dit rien et préféra laisser passer. Lorsque toutes les informations furent échangées elle permit au personnel de se retirer. Aldébaran partit immédiatement à la recherche d’Ikki. Plus tôt il le retrouverait et mieux ce serait pour lui. Il se dirigea vers l’une des portes dimensionnelles et se rendit au sanctuaire en grommelant.

« Il n'est pas le standard téléphonique qu’il dit. Il l’est quand ça l’arrange ! Mais j’en ai un autre de téléphone, t’en fais pas Shaka ! Je vais demander à Mû. Lui au moins il me donnera un coup de main. Il croit que des cours de maths ça se prépare comme ça ? Moi aussi je découvre le référentiel laethioni ! (La porte dimensionnelle menait à une cour du sanctuaire, juste en bas des temples dans un espace reculé afin qu’elle ne soit pas gênante. Le taureau s’avança vers la première maison mais le bélier n’était pas là.) Ah super, va falloir que je coure à Jamir ! (Soudain il entendit des bruits, des coups qu’on frappait sur un métal. Une lueur d’espoir ? Le bruit était régulier et venait de l’arrière du bâtiment. Son sauveur était finalement présent ? Pourvu que la réponse lui soit favorable. Aldébaran s’introduisit dans le temple et entra dans un atelier improvisé. C’était bien son ami aux cheveux mauves qu’il voyait là. Il n’aura pas besoin d’aller à Jamir ; quel soulagement pour le taureau.) Bonjour Mû. Qu’est-ce que tu fais ?

Le bélier s’arrêta et se retourna.

 Bonjour Aldébaran. Comme tu vois je me renouvelle.

 C’est-à-dire ? demanda-t-il surpris.

— Nihit nous a fait revenir à condition de vivre en paix. C’est une femme très charmante. Du coup, vu qu’à la base je répare des armures, je tente de me diversifier.

 Alors tu forges.

 Oui mais je n’en suis qu’à mes premiers essais. J’ai encore des progrès à faire.

 Tu y arriveras bien assez tôt. Je te fais confiance là-dessus. Dis-moi, j’ai un service à te demander.

 Lequel ?

 Tu pourrais localiser Ikki avec tes pouvoirs psychokinésiques ?

 Pour quoi faire ? s’étonna le bélier.

 Il ne s’est pas inscrit aux cours et Nihit tient absolument à ce qu’il vienne. Elle dit que l’enseignement est obligatoire jusque seize ans. Je ne sais pas qui est l’andouille qui lui a donné son âge mais je lui dirais bien ma façon de penser !

 J’imagine donc que c’est toi qui es chargé de le retrouver.

 Oui. Les autres disent qu’ils ont des cours à préparer.

 Ne t’inquiète pas, je vais tenter de le contacter.

 Merci.

Le bélier se concentra et appela plusieurs fois Ikki. Le Phoenix ne reconnut pas la voix. Qui cela pouvait bien être ?

 Je suis Mû, Chevalier d’or du Bélier.

 Oh non, on n’peut pas rester tranquille cinq minutes ?!

 Allons, ça fait un moment que la guerre est finie. Où es-tu ?

 Pourquoi je te le dirai ?

 Aldébaran te cherche, mais je sais pas pourquoi.

 Il n’a qu’à me contacter lui-même.

 Pour ça faudrait peut-être qu’il sache où tu es. Il n’a pas de dons psycho-kinésiques comme moi.

 Ça serait pas plus simple si tu lui demandais ce qu’il me veut ?

 Je ne vais pas faire que ça, servir d’intermédiaire. Dis-moi où tu es et on te rejoint.

 Ah bah si j’ai pas besoin de bouger ça va. Je suis sur l’île Kanon.

 C’est parti !

Mû et Aldébaran rejoignirent instantanément Ikki.

 Wouah c’est du rapide ! fit ce dernier.

 Tu vois Aldébaran, il n’était pas si loin que ça finalement.

 Tu ne t’es pas inscrit à la cité scolaire Ikki, lui fit Aldébaran.

 Pourquoi j’aurais fait ça ? Que voulez-vous que j’y fasse dans cette cité ? Suivre des cours comme des adolescents normaux ? Vivre une vie tranquille parmi des attardés comme Seiya ?

 Oui, répondit le taureau.

 Pas question !

 Mais Shun s’est inscrit lui.

 Il est libre de faire ce qu’il veut.

 Tête de mule !

 Non, la tête de mule c’est Seiya.

 Tu pourras rencontrer d’autres personnes au lieu de t’isoler, renchérit Aldébaran, te trouver une petite amie, ce genre de choses quoi.

 La seule fille qui comptait pour moi est morte.

 Nous aussi on est censé être morts.

 C’est vrai ça. Qu’est-ce que vous foutez-là alors ? On s’ennuie tant que ça dans le royaume des morts ?

 On n’est plus morts.

 Je ne comprends rien à ton charabia. Et vous commencez à m’agacer ! J’irai pas à votre cité scolaire !

 Pourtant il y a une personne là-bas que tu serais vraiment ravi de voir.

 Qui ça ?

 Si tu veux le savoir, viens au refuge.

 Je ne sais même pas où il est vot' putain de refuge ! s'énerva Ikki.

 Oh c’est pas grave. Viens au Sanctuaire, Mû te montrera le chemin.

 Entre deux coups de marteau ça peut se faire. À bientôt. »

Les deux chevaliers s’éclipsèrent. « De qui pouvait-il bien parler ce grand dadais ? s’interrogea Ikki. M’inscrire dans une école ? Je serai capable de me faire virer dès le premier cours. Enfin je vais y réfléchir, essayer de savoir qui pouvait bien compter autant pour moi qui soit encore en vie. Il y a Shun mais ça ne m’impressionne pas plus que ça… Oh et puis zut ! Je n’connais personne d’autre. C’est malin, je vais devoir me taper le trajet maintenant ! ».

Commentaires (2)

Maritza
J'adore l'humour, entre le standard téléphonique et le "on n'est plus morts." C'est marrant, frais et j'accroche bien :) ♥
Coralie Fouriau
  • Coralie Fouriau | 07/01/2020
Ah bah tant mieux. ^^ J'espère que ça continuera à te plaire. Merci d'être passée. :)

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